Jamaa el Fna sous Covid 19. Un dossier accablant. Une Commune sans voix.

Jamaa el Fna sous Covid 19. Un dossier accablant. Une Commune sans voix.
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Photo Abdellatif Abouricha

 

Le Matin, ce journal quasi officiel, qui n’est pas connu pour un esprit critique ou une liberté d’expression vis-à-vis des pouvoirs en place, n’a pas pu se passer de dresser un tableau contrasté de la Place Jamaa el Fna.

En effet dans son édition du 9 juin 2021 , Le Matin a consacré deux pleines pages à Marrakech Place Jamaa el Fna. Cette couverture a pour titre explicite « Ces conteurs populaires qui ont perdu la voix « . De quoi réveiller les chaînes de responsabilité des autorités et celles entreprenantes de la solidarité . Les médias, eux, sont toujours pour « couvrir » ou faire découvrir. Ils ne peuvent , comme souligné ici par Le Matin, que décrire une situation désespérante, donner la parole aux animateurs de la place et aux protagonistes. Même les médias étrangers n’ont pu s’empêcher de rendre compte de cet état lamentable d’une icône du patrimoine culturel immatériel et marque mythique de la promotion du tourisme marocain .

Dans ce dossier journalistique du quotidien Le Matin, réalisé par Abdelhakim Hamdan et illustré par les photos de Digicrea, les titres des articles de son contenu en disent certainement plus long que les mots.Qu’on en juge. Les voici :

● Deux poids, deux mesures

Gargottier, oui ! Conteur populaire, non !

● Le terrible destin des stars de Jamaa el Fna

● Une reprise…le temps d’une journée

 

 

Le reste des textes du dossier est à l’avenant avec, comme une concession aux discours officiels, un articulet de circonstance pour le musée en voie d’installation au bâtiment historique de bank almaghrib sous la direction de la fondation des musées .Pas de lien paraît-il avec les artistes d’en face , alors même que cet établissement culturel est voué au patrimoine culturel immatériel et à la Place Jamaa el Fna. De la schizophrénie comme mis en relief par le journal casablancais ?

Le journaliste, venu, comme ses confrères locaux, nationaux et étrangers , célébrer la reprise de la vie de la Place, n’a pu déboucher sur aucune perspective réjouissante. Ses interlocuteurs , meurtris par un très long confinement , ne savent pas encore sur quel pied danser,sur quel parole jouer.

Voulant en savoir plus et donner aux autorités publiques l’occasion de se montrer réactifs et présenter leurs activités, le journal s’est adressé à « plusieurs responsables locaux de ville « . Finalement il a été obligé de noter dans ce dossier publié que ces responsables  » étaient aux abonnés absents et n’ont donné aucune suite aux sollicitations du quotidien « .

 

C’est bien dommage. Tout le monde s’intéresse à la Place Jamaa el Fna et en parle. Tout le monde ? Oui, sauf, si l’on croit tous les témoins sur place, la Mairie de Marrakech. Pour tous les observateurs et les experts, la multiplication des intervenants et des textes régissant la Place, ne devrait dédouaner personne. Surtout les élus. Censés représenter toute la population de Marrakech y compris, évidemment, les artistes de Jamaa el Fna.

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