Aïd Al-Adha 2026 : quand les intermédiaires font grimper la facture des ménages

Aïd Al-Adha 2026 : quand les intermédiaires font grimper la facture des ménages

À l’approche de l’Aïd Al-Adha 2026, la question du prix du mouton revient au cœur des préoccupations des Marocains. Dans les souks et marchés à bestiaux, l’ambiance s’intensifie progressivement, portée par une demande croissante et des préparatifs qui battent leur plein. Si l’offre semble globalement suffisante cette année, une réalité persiste : les prix restent élevés et parfois difficilement accessibles pour de nombreux ménages.
En apparence, les conditions du marché sont plutôt rassurantes. Les professionnels évoquent une disponibilité correcte du cheptel, favorisée par une amélioration relative des conditions climatiques et une organisation plus structurée de l’approvisionnement. Pourtant, cette stabilité ne se traduit pas toujours sur les étiquettes affichées dans les marchés.
La hausse des prix s’explique en grande partie par l’intervention des intermédiaires, connus sous le nom de “chennaqa”. Ces acteurs jouent un rôle central dans la chaîne de distribution en achetant les moutons auprès des éleveurs pour les revendre avec une marge parfois conséquente. À mesure que ces intermédiaires se multiplient, les prix augmentent mécaniquement, éloignant le coût final de la valeur réelle de l’animal.
Dans ce contexte, le lieu d’achat devient déterminant. Les consommateurs qui se rendent directement dans les souks traditionnels ou auprès des éleveurs peuvent espérer trouver des tarifs plus raisonnables. En revanche, les circuits indirects, souvent dominés par ces intermédiaires, contribuent à une inflation des prix difficile à contenir.
À cela s’ajoutent les coûts structurels liés à l’élevage, notamment l’alimentation animale, le transport et la logistique, qui continuent d’impacter les prix. Même lorsque l’offre est suffisante, ces facteurs, combinés aux pratiques spéculatives, maintiennent une pression constante sur le pouvoir d’achat.
Ainsi, à quelques semaines de l’Aïd, de nombreuses familles se retrouvent face à un dilemme entre tradition et contraintes financières. Dans ce climat, la vigilance et la comparaison des prix s’imposent comme des réflexes indispensables pour éviter les excès du marché.

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