AMO : vers une hausse des cotisations et une révision des remboursements au Maroc
Alors que le chantier de la généralisation de la protection sociale poursuit sa mise en œuvre au Maroc, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) étudie actuellement plusieurs pistes de réforme concernant le financement de l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Parmi les mesures envisagées figurent une révision des taux de cotisation dédiés à la couverture santé ainsi qu’une adaptation du système de remboursement des prestations médicales.
Cette réflexion intervient dans un contexte marqué par une forte pression financière sur les régimes de couverture médicale, conséquence directe de l’élargissement du nombre de bénéficiaires de l’AMO ces dernières années. Plusieurs rapports institutionnels ont récemment alerté sur la fragilité de l’équilibre financier du système, notamment avec l’augmentation continue des dépenses de santé et des remboursements.
Les discussions portent notamment sur la nécessité d’assurer la pérennité du dispositif tout en maintenant un accès équitable aux soins pour les assurés. Dans ce cadre, des ajustements pourraient concerner aussi bien les cotisations des salariés et employeurs que les mécanismes de prise en charge de certains soins médicaux et médicaments.
Le débat intervient également au moment où le Maroc avance vers l’unification progressive de la gestion de l’AMO sous l’égide de la CNSS, après l’adoption de nouvelles réformes visant à harmoniser les régimes et renforcer la gouvernance du système national de couverture médicale.
Selon plusieurs analyses récentes, la hausse rapide des dépenses médicales et pharmaceutiques constitue aujourd’hui l’un des principaux défis de la réforme sociale. Les chiffres publiés ces derniers mois montrent une progression importante du nombre d’assurés et des montants remboursés, poussant les autorités à envisager des solutions pour préserver l’équilibre financier du système à moyen et long termes.
La réflexion autour des cotisations et des remboursements devrait se poursuivre dans les prochains mois, alors que les acteurs institutionnels et sociaux multiplient les concertations autour de l’avenir du système de couverture médicale au Maroc.

