Après le séisme, la résilience marocaine passe par « la clé » de l’entraide collective
Près de trois mois après le séisme qui a frappé le sud du Maroc, les habitants du douar d’Imzilne, près de Marrakech, vivent toujours sous des tentes. Malgré les conditions précaires, l’entraide communautaire leur permet de trouver des ressources.
Grâce à l’électricien et au plombier du village, l’eau et l’électricité ont été raccordées au campement. Des entreprises publiques ont installé douches et toilettes. Taoufiq Jaïdi coordonne la vie solidaire : les tâches sont partagées pour « vivre dans de bonnes conditions ».
Le séisme a fait 3 morts à Imzilne et détruit de nombreuses habitations. Si les autorités ont débloqué des aides, certains sinistrés les attendent encore. « L’entraide est notre survie », témoigne Malika Agouray.
Avec l’arrivée de l’hiver, le froid inquiète. D’autres familles ont été relogées dans des conteneurs, mais Kalthoum Boussaboun veut « retrouver [sa] maison ».
À El Bour, le séisme a coûté 40 vies. Omar Biddar réfléchit à son avenir sous la tente, dans l’attente d’un permis de reconstruction. Malgré l’épreuve, les habitants continuent à célébrer la vie, comme ce jeune mariage. Leur résilience communautaire leur permet de tenir bon.
