Au Jbel Lakhdar de Marrakech des marchés en catimini. Démolir pour (re)construire ??

Au Jbel Lakhdar de Marrakech des marchés en catimini. Démolir pour (re)construire ??
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L’ouverture en juin à Casablanca au siège de l’OFPPT ( L’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail) des plis de marchés publics relatifs à l’établissement de formation de Jbel Lakhdar à Marrakech attire l’attention sur deux points : la nature de cette dépendance administrative et l’originalité méconnue de sa localisation.

L’OFPPT, cet organisme tentaculaire, devenu incontrôlable, ignore la décentralisation , la régionalisation et toutes les politiques de proximité. Il organise des consultations en son siège à Casablanca les 11 et 30 juin 2021 pour l’établissement de Jbel Lakhdar à Marrakech deux concours.Le premier est pour pour le contrôle et l’optimisation des études techniques et le suivi des travaux (budget estimé à 194 400 dh) tandis que le deuxième, un concours architectural, est fixé pour les travaux de démolition et de construction (budget estimé à 16 184 000 dh). Soit au moins une vingtaine de millions de dirhams pour un bâtiment bâti il y a peu , au début de l’indépendance. Les lauréats, le voisinage et les observateurs des biens publics ne comprennent ni la dépendance de cette opération de travaux locaux gérés depuis Casablanca ni même les justificatifs de cette dépense budgétaire. La mairie de Marrakech, si proche et compétente en la matière à plusieurs niveaux, aurait dû avoir son mot à dire. Voir, garder ce bâtiment pour un autre usage et construire, si vraiment justifié, ailleurs. Ce n’est pas les emplacements qui manquent.

Jbel Lakhdar (le Mont Vert) n’est pas une appellation usurpée. Jusqu’à la fin des années cinquante du siècle dernier c’était un petit monticule et un espace de vergers et de maraîchers. Des arbres fruitiers (grenadiers, framboisiers et citronniers) étaient plus ou moins bien entretenus. Jbel Lakhdar c’est aussi la continuité de Arset Moulay Abdeslam et Arset Lhamed. Une seguia apportait l’eau . Les constructions ne se sont implantées qu’au début des années 1960.
Il y a tant de choses à raconter sur Jbel Lakhdar. Les témoins de ses mutations successives et de ses figures emblématiques ne sont pas lointains . Un lieu de mémoire peu connu des marrakchis eux-mêmes.

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