Client mystère : le Maroc lance une vaste opération de contrôle dans le secteur touristique, avec Marrakech en point de départ
Le secteur touristique marocain s’apprête à entrer dans une nouvelle phase de régulation et d’évaluation qualitative. Les autorités compétentes ont décidé de recourir à la méthode du “client mystère” afin de contrôler, de manière discrète et objective, la qualité des prestations offertes aux visiteurs, aussi bien nationaux qu’internationaux.
Cette initiative, qui débutera dans la ville de Marrakech, considérée comme la locomotive touristique du Royaume, vise à instaurer une culture d’excellence et à renforcer la compétitivité de la destination Maroc. Le choix de la cité ocre n’est pas anodin, au regard de son attractivité et du volume important de flux touristiques qu’elle enregistre tout au long de l’année.
Le dispositif du “client mystère” consistera à envoyer des évaluateurs anonymes chargés de tester les services dans des conditions réelles, sans que les établissements concernés n’en aient connaissance. L’objectif est de relever avec précision les éventuelles insuffisances en matière d’accueil, de propreté, de qualité de service ou encore de respect des normes en vigueur.
Cette opération ne se limitera pas aux hôtels, mais concernera l’ensemble de l’écosystème touristique. Elle inclura ainsi les établissements d’hébergement de toutes catégories, les restaurants, ainsi que les services liés au transport touristique, notamment les taxis et les opérateurs de mobilité destinés aux visiteurs.
À travers cette démarche, les autorités entendent corriger les dysfonctionnements constatés sur le terrain, améliorer l’expérience client et rehausser l’image du Maroc à l’international. Elle s’inscrit également dans un contexte marqué par une concurrence accrue entre destinations touristiques, où la qualité du service constitue désormais un critère déterminant.
En filigrane, cette initiative envoie un signal fort aux professionnels du secteur : celui d’une exigence accrue en matière de standards de qualité, mais aussi d’un accompagnement vers une montée en gamme durable. Marrakech servira ainsi de laboratoire avant une généralisation progressive du dispositif à l’échelle nationale.

