Deux journalistes français sanctionnés en appel pour tentative de chantage visant le roi du Maroc
La cour d’appel de Paris a confirmé, jeudi 2 octobre, la culpabilité de Catherine Graciet et Éric Laurent, poursuivis pour avoir tenté d’extorquer de l’argent au roi du Maroc en 2015. Ils ont été condamnés respectivement à dix et douze mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 5 000 euros chacun.
En première instance, les deux journalistes avaient écopé de douze mois de prison avec sursis et de 10 000 euros d’amende. La juridiction d’appel a donc allégé la sanction financière tout en maintenant la peine principale.
Auteurs en 2012 du livre Le roi prédateur consacré à Mohammed VI, ils préparaient un second volume lorsque l’affaire a éclaté. Durant l’été 2015, Éric Laurent avait pris contact avec le cabinet royal.
Une première rencontre s’était tenue dans un hôtel parisien avec l’avocat Hicham Naciri. Rapidement, un arrangement financier en échange de l’abandon du projet de livre avait été évoqué. Le Maroc avait alors porté plainte, et deux autres rendez-vous organisés sous surveillance policière avaient permis de saisir deux enveloppes contenant chacune 40 000 euros en liquide.
Ces éléments ont conduit la justice française à retenir la qualification de chantage et à prononcer une peine assortie de sursis.
