Hausse des salaires au Maroc : l’UMT hausse le ton face à la flambée des prix
Dans un contexte marqué par une pression croissante sur le pouvoir d’achat, l’Union marocaine du travail (UMT) intensifie ses revendications et appelle à des mesures immédiates pour faire face à la hausse continue du coût de la vie.
Réunie à Casablanca, la direction de la centrale syndicale a exprimé sa vive inquiétude face à ce qu’elle qualifie de « cherté excessive » des produits de première nécessité. Elle appelle ainsi le gouvernement à instaurer une augmentation générale des salaires, aussi bien dans le secteur public que privé, considérée comme une réponse urgente à l’érosion du pouvoir d’achat des citoyens.
Au-delà des salaires, l’UMT élargit ses revendications en plaidant pour une revalorisation des pensions de retraite, ainsi que l’instauration d’un seuil minimum pour les retraités. Elle insiste également sur la nécessité d’augmenter le salaire minimum et de l’unifier entre les secteurs agricole et industriel, tout en poursuivant l’allègement de la fiscalité sur les revenus.
Face à la montée des prix, le syndicat propose une série de mesures jugées prioritaires. Parmi elles, la réduction de la TVA sur les produits de base, la baisse des taxes intérieures de consommation et surtout la mise en place d’un mécanisme de plafonnement des prix des carburants. L’organisation appelle également à un durcissement des contrôles contre les pratiques spéculatives et à une intervention plus ferme du Conseil de la concurrence.
Sur le plan politique et social, l’UMT critique la gestion gouvernementale du dossier, estimant que les justifications liées au contexte international ne suffisent pas à expliquer la dégradation du niveau de vie. Elle dénonce également un retard dans le dialogue social, appelant à une reprise sérieuse des négociations dans les plus brefs délais.
Dans ce climat tendu, la centrale syndicale appelle à une mobilisation accrue des travailleurs et laisse entrevoir un 1er mai placé sous le signe de la contestation sociale contre la vie chère et pour la défense des droits syndicaux.
Alors que les attentes sont fortes autour du prochain round du dialogue social, la question salariale s’impose plus que jamais comme un enjeu central, dans un Maroc confronté à des défis économiques et sociaux persistants.
