Il n’y a pas que les médicaments. Prendre soin de soi

Il n’y a pas que les médicaments. Prendre soin de soi
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*créativité et pathologie mentale*
La culture et l’art nous ont toujours parus comme quelque chose de très vague.Comment arriver à définir un ensemble de valeurs, de croyances et d’idées qui semblent en constante évolution et dépourvues de frontières géographiques ou historiques? Chaque religion, ethnicité et nationalité a ses propres valeurs et philosophies culturelles, qui se décrivent plus ou moins en une seule définition. C’est peut-être le caractère insaisissable de la culture et de l’art qui font en sorte qu’ils semblent indissociable de la santé mentale. En effet, ils donnent l’impression d’aller de pair.
*Art-thérapie et rétablissement*
Dix femmes ayant un problème de santé mentale et membres d’un programme de création artistique, ont participé à des entrevues semi-dirigées. Leur âge variait (de 18 ans à 32 ans) et leur statut différait (mariées,
célibataires,séparées, divorcées). Les diagnostics rencontrés couvraient le trouble bipolaire, la schizophrénie, le trouble panique, le trouble schizo-affectif et la
dépression.
Le programme artistique est encadré et conduit par des professionnels de la santé mentale et bénévole artiste-peintre,est structuré en séances
au cours desquelles les participantes ont l’occasion d’explorer
diverses techniques artistiques. Lors de l’analyse, l’équipe de recherches de HIN s’est inspirée du
modèle conceptuel du rétablissement , lequel inclut
quatre conditions internes (l’espoir, la guérison « soulagement »(healing), la reprise du pouvoir
(empowerment) et les relations sociales (connection)) et trois conditions externes.
Dans ce modèle, la guérison n’est pas vue au sens médical strict du terme, mais
plutôt comme étant la découverte d’une nouvelle identité distincte de la maladie et le fait de gagner un sentiment de contrôle sur les symptômes de celle-ci. La condition
« relations sociales », quant à elle, intègre le sentiment d’appartenance et de
contribution à la communauté.
L’art a joué un rôle déterminant dans la reconstruction de
l’identité des participantes. Selon elles, créer, peindre leurs a fait prendre
conscience que la maladie était une partie de leur vie sur laquelle
ils pouvaient avoir un contrôle et qu’elle n’engloutissait pas
inévitablement leurs personnalité. Elles ont de plus réalisé que la
« normalité » incluait un large spectre de gens.
Les participantes au programme artistique ont vu leur confiance en elles
augmentée grâce au fait qu’elles étaient maintenant capables
de faire quelque chose qu’elles n’étaient pas en mesure
de faire auparavant. Créer et présenter leurs créations
artistiques leur a permis de se sentir utiles et leur a donné un
sentiment de valeur propre.
À mesure que leurs conditions internes changeaient, les
participantes ont senti que leur comportement se modifiait aussi,
les menant à un nouveau style de vie. En se dissociant de leur
maladie, elles ont été aptes à organiser leur temps de façon plus
efficace en vue d’atteindre leurs objectifs. Le programme leur a fourni une structure les encourageant à rester actifs et orientés
vers le futur.
Pour conclure, nous citons cette courte phrase faite par l’une de nos artistes : »Je suis une personne, pas une maladie!  »
La maladie mentale, c’est l’espoir d’un mieux-être.

Par Hassan Hargoune
Chams tensift Marrakech

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