Impayés de l’ONEE : les TPME piégées par le transfert vers les SRM"/>

Impayés de l’ONEE : les TPME piégées par le transfert vers les SRM

Impayés de l’ONEE : les TPME piégées par le transfert vers les SRM

Alors que plusieurs très petites et moyennes entreprises (TPME) dénoncent des impayés persistants de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), la Confédération marocaine des TPME et une députée interpellent les autorités. Le transfert des missions de l’ONEE vers les sociétés régionales multiservices (SRM) a en effet créé un vide administratif, laissant de nombreux entrepreneurs sans interlocuteur clair.

Selon Abdellah El Fergui, président de la Confédération marocaine des TPME, des dizaines de petits prestataires se retrouvent aujourd’hui étranglés financièrement. « Certains attendent leur règlement depuis sept, huit mois, voire un an », déplore-t-il dans une récente vidéo. Ces entreprises, souvent de très petite taille, avaient signé des contrats de service de trois ans avec l’ONEE, principalement dans le secteur de l’électricité.

Le problème vient d’une clause de transfert inscrite dans les contrats, que l’ONEE invoque pour renvoyer les prestataires vers les nouvelles SRM. Résultat : un jeu de ping-pong administratif où les entrepreneurs se voient refuser le paiement de prestations pourtant réalisées. « Ce sont parfois de petites sommes, mais vitales pour ces structures, surtout en période de rentrée scolaire », insiste El Fergui, affirmant avoir recueilli une dizaine de témoignages directs, représentant potentiellement plusieurs centaines de cas à travers le pays.

La députée Touria Afife (PJD) a également interpellé la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, dénonçant des retards de paiement qui dépassent les six mois. Ces délais, souligne-t-elle, provoquent une « crise financière aiguë » menaçant la continuité des TPME, qui constituent 95 % du tissu économique national et près de 40 % des emplois. Elle estime que la situation s’est aggravée depuis l’entrée en vigueur de la loi 40.19, qui a transféré la gestion opérationnelle de l’ONEE aux SRM, sans prévoir de mécanismes clairs pour régulariser les dettes.

À ce jour, ni l’ONEE ni les sociétés régionales n’ont apporté de réponse officielle sur la manière dont seront réglés les montants dus. La Confédération marocaine des TPME appelle à une clarification urgente, avant que la situation ne se transforme en contentieux généralisé et n’ébranle davantage la confiance des petites entreprises dans les réformes en cours.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *