La FIDH demande à Aziz Ghali de se mettre en retrait en attendant l’issue d’une procédure interne

La FIDH demande à Aziz Ghali de se mettre en retrait en attendant l’issue d’une procédure interne

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) a annoncé avoir demandé à son vice-président, le militant marocain Aziz Ghali, de se retirer temporairement de ses fonctions et de s’abstenir de s’exprimer au nom de l’organisation durant l’examen d’un dossier interne le concernant.

Dans une communication adressée à ses organisations membres de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, la FIDH précise que cette démarche ne remet pas en cause l’engagement de Aziz Ghali en faveur des droits du peuple palestinien ni son parcours au sein du mouvement des droits humains. L’organisation indique toutefois que certaines prises de position publiques et publications diffusées ces dernières années soulèvent des interrogations quant à leur compatibilité avec les principes et le code de conduite de la fédération.

Selon la FIDH, plusieurs échanges ont eu lieu avec le responsable marocain depuis 2024 au sujet de publications ayant suscité des débats au sein de ses instances dirigeantes. Certaines de ces interventions publiques avaient déjà conduit les organes de gouvernance à formuler des remarques et à demander le retrait de contenus jugés problématiques.

Face à la réapparition récente de nouveaux éléments dans l’espace public, la fédération a décidé d’activer les mécanismes prévus par ses statuts. Une commission spécifique a ainsi été constituée afin d’examiner les faits, d’évaluer leur portée et de proposer les mesures appropriées dans le respect des règles internes de transparence et de responsabilité.

Dans l’attente des conclusions de cette procédure, Aziz Ghali a été invité à se mettre provisoirement en retrait et à ne pas intervenir publiquement au nom de la FIDH.

Parallèlement, l’organisation internationale a tenu à réaffirmer son soutien aux droits du peuple palestinien. Elle rappelle son engagement de longue date en faveur du droit à l’autodétermination des Palestiniens et de la création d’un État indépendant conformément au droit international.

La FIDH souligne également avoir multiplié ces derniers mois les initiatives en faveur de la justice internationale concernant la situation à Gaza, notamment en soutenant des démarches devant la Cour pénale internationale, en plaidant pour des sanctions contre les responsables présumés de violations graves du droit international et en appelant à des mesures de pression diplomatique et économique.

Enfin, la fédération estime que ses positions sur la question palestinienne lui ont valu de nombreuses critiques et pressions politiques. Elle affirme néanmoins rester attachée à la défense des droits humains universels, à la lutte contre l’impunité et à l’indépendance du mouvement international des droits humains.

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