Le ministre Ouahbi juge les peines alternatives appropriées pour pallier les carences du système répressif

Le ministre Ouahbi juge les peines alternatives appropriées pour pallier les carences du système répressif

Le système pénal de notre pays doit adopter des peines alternatives, en raison des indicateurs et des données enregistrées concernant la population carcérale, qui ont un impact négatif sur la situation au sein des établissements pénitentiaires. Cela limite les efforts et les mesures prises pour la réinsertion des individus et la rationalisation des coûts liés à leur hébergement. C’est ce qu’a souligné M. Ouahbi lors d’une conférence internationale intitulée « L’application judiciaire des peines alternatives : défis et enjeux », dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, M. Abderrahim Miad.

« L’application judiciaire de ces peines dans différents systèmes pénaux est l’un des principes fondamentaux sur lesquels repose le système des peines alternatives », a-t-il insisté. Il a également noté que bien que le système des peines alternatives aux peines privatives de liberté constitue une solution fiable pour surmonter les divers problèmes auxquels est confronté le système pénal, son application est confrontée à des défis et contraintes liés à l’acceptation de ces peines par la société et à la motivation des juges à les prononcer. Il existe également des défis liés à la mobilisation des ressources matérielles et logistiques nécessaires pour une mise en œuvre optimale des peines alternatives.

Dans ce contexte, M. Ouahbi a souligné la nécessité d’unir les efforts de tous les acteurs de la justice pénale pour garantir la réussite de cette ambitieuse réforme législative.

Le ministre a également mis en avant les efforts déployés par les institutions judiciaires dans la mise en œuvre de la politique pénale. Il a exprimé le souhait que les dispositions du projet de loi sur les peines alternatives contribuent à réduire les effets négatifs des courtes peines privatives de liberté, à résoudre les problèmes liés à la surpopulation carcérale, à motiver les détenus à participer activement aux programmes de réinsertion et à contribuer ainsi aux initiatives entreprises par le Maroc dans un esprit patriotique.

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