L’impact de l’environnement sur la santé humaine : Réflexions sur la journée mondiale contre le Cancer du 4 février
La communauté internationale célèbre le 4 février de chaque année, la journée mondiale contre le cancer, dans laquelle l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) organisent une campagne de sensibilisation sur les moyens de faire reculer cette maladie.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit le Cancer comme un terme général appliqué à un groupe de maladies qui peuvent toucher n’importe quelle partie de l’organisme. L’une de ses caractéristiques du Cancer est la prolifération rapide de cellules anormales qui peuvent essaimer dans d’autres organes, en précisant que le Cancer peut être soigné par la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie, à condition d’être détecté suffisamment tôt.
Dans ce contexte, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) constate que le Cancer est la cause majeure de mortalité dans le monde, avec 8,2 millions de décès par an.
Cependant, cette grave maladie peut être prévenue en évitant les principaux facteurs de risque, comme le tabagisme et surtout à cause de la dégradation de l’environnement, notamment, l’utilisation des pesticides et la pollution de l’air causée par l’inhalation de poussières, de produits chimiques, l’oxyde de carbone entre autres, qui peuvent éventuellement constituer une sérieuse menace pour la santé et déclencher des cancers.
L’environnement est omniprésent dans la vie de l’être humain, il détermine son bien-être, principalement par son effet sur la santé. Un environnement sain impacte positivement sur la santé des êtres humains. On peut citer quelques aspects de l’environnement qui influent de manière positive et efficace sur l’état de santé et le bien-être. Il y a l’air pur, le soleil ou encore l’eau potable. Mais encore, il existe un grand nombre de plantes médicinales, qui aident atténuer et soulager les symptômes, d’autres permettent de guérir les malades.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 13,7 millions de personnes meurent chaque année à cause de la dégradation de l’environnement. Soit environ 24,3% du nombre total de décès dans le monde chaque année.
La pollution de l’air constitue une menace majeure pour la santé dans le monde entier. La quasi-totalité de la population mondiale vit dans des endroits où les niveaux de pollution de l’air dépassent les limites recommandées, et 7 millions de décès annuels dans le monde sont causés par la pollution de l’air. En effet, l’OMS a constaté dans plusieurs rapports que les dégradations de l’environnement, peuvent causer des cancers.
Les principales pollutions qui portent atteinte à la santé sont, en particulier : °L’agriculture (engrais, pesticides, farines animales) ; °L’air: présence de substances nocives (métaux lourds, poussière…) ; °Les déchets toxiques ou nucléaires ; °Les différentes substances de la pollution entrent dans le corps par inhalation, absorption, par contact, ingestion de nourriture, d’eau contaminée ou traitée chimiquement.
Aussi, dans les quartiers proches des zones industrielles et agricoles, l’OMS a constaté le poids croissant du Cancer et l’apparition d’atteintes à la santé comme l’irritation des yeux, des muqueuses du système respiratoire, des problèmes neurologiques comme la fatigue, les maux de tête, le vertige, etc., ces maladies peuvent être causées de la pollution (fumée, peintures, déchets toxiques, etc.)..
Dans ce contexte, la Cour européenne des droits de
l’homme de Strasbourg a considéré en 1990 le droit de l’environnement comme un droit fondamental de la santé publique, qui oblige les Etats à la protection de la nature sur toutes ses formes et l’obligation de réparer les dommages écologiques.
En revanche, la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE) a adopté une position radicale dans l’application du principe de précaution en matière de la santé publique. Dans son arrêt sur l’interdiction de l’exportation du bœuf du Royaume-Uni pour limiter le risque de transmission de l’ESB ‘’la vache folle’’ (arrêt du 5 mai 1998, aff. c157/ 96 et C-180/96), la Cour a précisé : « Or, il doit être admis que, lorsque les incertitudes subsistent quant à l’existence des risques pour la santé des personnes, les institutions peuvent prendre des mesures sans avoir à attendre que la réalité et la gravité de ces risques soient pleinement démontrées » .
* Professeur à la Faculté de Droit de Marrakech
