Maroc : des ONG dénoncent la répression des manifestations de la « Génération Z » et appellent au dialogue"/>

Maroc : des ONG dénoncent la répression des manifestations de la « Génération Z » et appellent au dialogue

Maroc : des ONG dénoncent la répression des manifestations de la « Génération Z » et appellent au dialogue

Des organisations marocaines de défense des droits humains ont exprimé leur inquiétude après les arrestations survenues lors des récentes manifestations de la « Génération Z », organisées le week-end dernier dans plusieurs villes du pays. Ces mouvements de jeunes, coordonnés via les réseaux sociaux, réclament une réforme profonde des systèmes éducatif et sanitaire, la création d’emplois et une lutte efficace contre la corruption.

La Fédération de la Ligue des droits des femmes (FLDF) a dénoncé dans un communiqué « des pratiques attentatoires aux libertés fondamentales », rappelant que la liberté d’expression et de manifestation pacifique est garantie par la Constitution et les engagements internationaux du Maroc. La FLDF a appelé à l’ouverture d’un « dialogue national sérieux » qui place les préoccupations de la jeunesse au cœur des politiques publiques, tout en soulignant l’interdépendance entre les luttes des jeunes et celles des femmes confrontées à la précarité.

Le Forum marocain pour la démocratie et les droits humains a, de son côté, fustigé les « interventions policières violentes » ainsi que les arrestations de journalistes et de photographes couvrant les manifestations, qualifiant cette situation de « retour en arrière contraire aux engagements internationaux du pays ».

La Ligue marocaine de défense des droits humains (LMDDH) a également condamné « l’approche sécuritaire » adoptée par les autorités, y voyant « un aveu d’échec du gouvernement face aux revendications populaires ». Elle a appelé à un débat national sur l’éducation, la santé et l’emploi, rappelant que la montée du chômage et la faiblesse des services publics nécessitent des réformes urgentes.

Ces protestations ont concerné plusieurs grandes villes, dont Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir, Fès, Méknès, Tétouan et Tanger, mais aussi des localités comme Taounate, Azemmour et Fquih Bensalah. Selon des témoins et des associations, les forces de l’ordre ont dispersé les rassemblements, provoquant des heurts et des violences, et procédé à de nombreuses arrestations.

Le collectif GenZ212, à l’origine de ces mobilisations, a annoncé la poursuite des manifestations pour une troisième journée consécutive à travers le territoire national. Les organisateurs ont toutefois opté pour une nouvelle stratégie : désormais, les lieux de rassemblement seront communiqués à 16h, deux heures seulement avant le début prévu des manifestations, fixé à 18h.

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