Municipales 2021: une femme maire de Marrakech ? Un duel intra-partisan ou un choix inter-partisan pour la modernité ?

Municipales 2021: une femme maire de Marrakech ? Un duel intra-partisan ou un choix inter-partisan pour la modernité ?
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Une maire pour la Ville cosmopolite des Sept Saints à l’issue des scrutins communaux du 8 septembre 2021?
Le président pjdiste de la Commune Urbaine de Marrakech va-t-il être remplacé de bonne grâce par une femme aux prochaines échéances électorales ?
Les forces locales en présence n’en parlent pas encore. Mais les états-majors politiques centraux, eux, n’écartent pas cette probabilité. Des noms circulent , animés par des ambitions plus ou moins justifiées ou poussés par des calculs travaillés par des règlements par procuration.

La revanche par les femmes ? Ce n’est pas impossible d’autant plus qu’avec Marrakech c’est l’image du Maroc qui s’affiche. Une image internationale de la modernité et de la place de la femme dans la société marocaine. Une parade mettant fin au paradoxe d’une gouvernance islamiste d’une métropole qui vit par et pour le tourisme, secteur économique inséparable d’une grande liberté de comportements sociaux.
Aussi est-il temps, selon une opinion largement partagée que les choses changent.
Nombreuses sont les figures féminines susceptibles d’incarner ce changement souhaité à la tête de la mairie de Marrakech. Et ce n’est pas un hasard si une candidature pjdiste est évoquée dans ce contexte car le parti de Abdelilah Benkirane et consorts ne peut rester en dehors de la compétition.

Khadija El Feddy serait-elle sa candidate de la continuité ? Vice-présidente du conseil communal en fin d’exercice, elle n’a pas ménagé ses efforts de proximité durant la période du confinement . Présente sur le terrain depuis plus d’une décennie, expérimentée, on lui prête des ambitions de représentativité des femmes, de la jeunesse et de la société civile, avec des incursions dans le domaine de la culture. Une candidate idéale pour le PJD ?
D’autres potentielles candidates présentent, elles, des profils qui se démarquent à grandes échelles du bilan pjdiste, un bilan entaché, comme on le sait, par des actions en justice et des défections significatives à l’horizon.
À l’appel dans cette liste de candidatures alternatives ayant une certaine expérience de la gestion des affaires municipales on retrouve Malika Assimi, Aziza Boujrida, Saîda Abou Ali, Touria Iqbal, Awatif El Berdaî et bien d’autres.


Mais il semble que les regards sont plus fixés sur un challenge inédit, un duel à l’ intérieur du PAM, entre Fatim Zohra Mansouri et Milouda Hazib.


L’ancienne maire de Marrakech, Fatim Zohra Mansouri, bénéficie , certes, d’une bonne image médiatique, d’une position confortable dans les instances nationales du parti et d’une grande sympathie dans les hautes sphères du pouvoir. On relève à son avantage qu’elle n’avait pas, il y a quelques semaines encore, aucun désir de rempiler à la tête de la municipalité de Marrakech. Mieux, un autre destin lui semblait plus en phase avec la projection de sa carrière flamboyante. Diplomate , comme son défunt père, ou ministresse. Pas étonnant.

Milouda Hazib, par contre, ses proches la voient bien au fauteuil de la présidence du conseil communal de Marrakech.Par méritocratie .Cette transfuge du PND, le parti des ruraux et des quartiers populaires, est également une grande professionnelle du tourisme, secteur clé de la vie marrakchie. Ancienne présidente de la circonscription de Marrakech Annakhil, ex-présidente du groupe parlementaire du PAM à la Chambre des Représentants. Milouda Hazib cumule les atouts. Elle qui n’a pas hésité dans un passé, pas si lointain, à affronter ses adversaires politiques dans les arènes publiques. N’était-elle pas une figure de proue déjà quand son parti s’était engagé en campagne sur les thèmes du  » changement maintenant  » et de la modernisation de la société ? Lucide et franche n’a-t-elle pas reconnu déjà en mai 2016 sur la première chaîne marocaine publique que la bataille du changement et de la place de la femme se déroule malheureusement dans les coulisses et par des collègues masculins ? Elle y affirmait , en outre ,une conviction que beaucoup partageraient avec elle maintenant même : la société marocaine préfère aujourd’hui confier la gestion à la femme plutôt qu’à l’homme.
Est-ce cette approche pertinente qui est à nouveau d’actualité ? À l’ombre grandissante de la désaffection électorale et des appels au boycott des prochains scrutins les enjeux ne sont pas encore établis.


Quoiqu’il en soit, les rumeurs infondées d’ajournement ou d’annulation des opérations de votation ne concerneraient en aucun cas,semble-t-il , les élections communales et régionales. Et une dame à la mairie de Marrakech y figurerait en premières lignes. Un symbole qui retient déjà l’attention.

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