Quand la Commune de Marrakech répare ses voies et ses crevasses. Un marché pour ses PME ou un clin d’oeil pour ses électeurs.

Quand la Commune de Marrakech répare ses voies et ses crevasses. Un marché pour ses PME ou un clin d’oeil pour ses électeurs.
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Aux derniers quarts d’heure de son exercice la Commune pjdiste de la ville de Marrakech lance un avis d’appels d’offres pour  » des travaux d’entretien de la ville de Marrakech « . Il s’agira plus précisément  » de la réfection des crevasses et entretien des voies, rues et trottoirs en pavages et carrelages ». Rendez-vous au bureau du « Président de la Commune sise à l’annexe de la Commune av. Mohamed VI à Marrakech  » le 15 juillet 2021 à 11h 30 min. C’est à dire à une semaine de l’Aîd El Kebir et à moins de deux mois des élections communales.

Bien qu’il soit public, ce marché de restauration et de de réhabilitation est strictement réservé aux « PME, aux Coopératives, Union des Coopératives et les Auto-entrepreneurs  » souligne le texte concocté par le Service des Marchés, relevant de la Division Budget-Marché-Logistique. L’estimation de cette opération est fixée à 3.828.600.000 dirhams par son maître d’oeuvres, la Commune. Pour participer à cette consultation il faut disposer d’un cautionnement provisoire de 100 000 dirhams. Ce qui n’est pas à la portée de la majorité des entreprises visées par ce marché, surtout en cette période de crise due à la pandémie coronavirus.

Là n’est peut-être pas , avec cette indication  » Coopératives, Union des Coopératives  » ce qui retient le plus l’attention des observateurs de la chose publique.

C’est le timing de toute cette opération qui devrait préoccuper les parties concernées. Pourquoi, en effet, attendre fin juillet pour lancer des travaux qui vont s’installer en période électorale, se poursuivre et être réglés par un Conseil Communal suivant issu des votations de septembre prochain ?

Ce n’est pas que ces travaux ne sont pas nécessaires. Les habitants de Marrakech et les visiteurs de la ville, première destination touristique du royaume, n’ont pas cessé depuis ces dernières années de constater l’état défectueux des voies de circulation urbaine. Ce constat ne concerne pas que les ruelles de la médina et les grandes rues des quartiers populaires marginalisés ou périphériques. Les grandes avenues Mohamed V, Abdelkrim Khattabi, Allal el Fassi et même Hassan II , de la Poste à la Gare ne font pas exception. Les réseaux sociaux regorgent de remarques émises en temps opportuns.

Pour les plus anciens , tant habitants que visiteurs , comme pour les experts en gestion urbaine on ne voit pas comment l’entretien des voiries ne relève pas comme avant de ce qu’on appelait les services municipaux. Ces réparations qui sont naturellement d’ordre du quotidien et de l’immédiateté ne peuvent être assujetties par les longues procédures des marchés publics. Leur privatisation , par contre, offre un vaste champ à toutes les opportunités préjudiciables et prive la ville dynamique de ses employés municipaux, bons connaisseurs de leur environnement.

Ce marché ouvert portant le numéro 21/2021/CM n’est-il vraiment que le dernier acte d’un exercice pavé de bonnes intentions et de dos d’âne ?

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