Quand Le Monde verse dans l’arrogance coloniale et la désinformation contre le Maroc

Quand Le Monde verse dans l’arrogance coloniale et la désinformation contre le Maroc

Plus qu’une provocation, moins qu’une machination : l’attaque de Le Monde contre le Maroc et contre le roi Mohammed VI révèle l’indigence intellectuelle d’un journal qui se drape dans les oripeaux du journalisme d’investigation alors qu’il ne livre qu’un pamphlet politique, mâtiné de relents coloniaux. Le quotidien français, proche du palais de l’Élysée, a cru bon de dresser un portrait crépusculaire du règne de Mohammed VI, allant jusqu’à insinuer la « fin » d’un pouvoir, comme si l’une des monarchies les plus anciennes au monde n’était qu’un décor fragile. Cet exercice malsain, où l’opinion se travestit en fait, n’a d’autre finalité que de salir l’image d’un pays qui dérange par sa stabilité et par la légitimité d’une monarchie enracinée dans l’histoire.

L’argumentaire de Le Monde repose sur un amalgame douteux entre impressions, insinuations et rumeurs, sans jamais avancer une seule preuve tangible. Pire encore, au moment même où le journal prétend que le roi serait absent de la scène publique, Mohammed VI multipliait les actes officiels : tenue d’un Conseil des ministres le 12 mai, réceptions de walis, de gouverneurs et d’ambassadeurs, lancement de projets structurants tels que la plateforme de réserves stratégiques à Rabat-Salé-Kénitra, inauguration de la LGV, discours du Trône, cérémonies de la Bey’a, décisions de grâce royale ou encore arbitrages stratégiques confiés au gouvernement. Autant d’actes publics, visibles et documentés, que Le Monde feint d’ignorer alors qu’ils sont disponibles sur le site de la MAP.

Le véritable scandale réside dans l’attitude condescendante du journal. Sous prétexte d’« enquête », Le Monde s’octroie le droit de juger une monarchie séculaire comme on noterait une copie d’étudiant. Cette prétention paternaliste illustre une vision coloniale persistante : considérer le Maroc comme une périphérie, un terrain d’expérimentation, un objet d’observation exotique. Ce n’est pas du journalisme, c’est un procès idéologique.

Cette dérive éditoriale n’est pas nouvelle. Depuis 2009, chaque anniversaire du Trône semble être pour Le Monde une occasion de cracher son venin : « bilan truqué » en 2009, dossier perfide en 2015 sur la supposée fortune du roi, une une insultante en 2019 titrée « Mohammed VI, le roi énigmatique ». La dernière production n’est donc qu’un épisode supplémentaire d’un feuilleton commandité, nourri de règlements de comptes et de fantasmes politiques.

Le journal s’est contenté de compiler les élucubrations de relais marginaux, de sites obscurs et de figures en mal de crédibilité, tout en occultant volontairement les voix contraires. Une démarche qui viole la règle élémentaire du journalisme : présenter les deux versions. En agissant ainsi, Le Monde ne fait pas œuvre d’information, mais de propagande.

Derrière le vernis de l’indépendance éditoriale, on perçoit clairement l’ombre des agendas politiques qui utilisent certains médias pour attaquer la monarchie marocaine. L’obsession de Le Monde pour Mohammed VI traduit moins une curiosité journalistique qu’une incapacité à accepter qu’un pays d’Afrique du Nord puisse tracer sa propre voie, hors de toute tutelle.

En fin de compte, le vrai naufrage n’est pas celui que Le Monde tente de vendre à ses lecteurs sur le Maroc. Le naufrage est celui d’un journal qui, en renonçant à l’éthique et à l’objectivité, révèle son visage : celui d’un média prétendument de référence, mais en réalité prisonnier d’un logiciel colonial et d’intérêts inavoués.

 

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Équipe Marrakech7

MORCHID DERRAJI : Directeur de publication
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