Rabat–Le Caire : le dossier d’un consulat égyptien dans le Sahara refait surface à l’approche d’une visite d’Al-Sissi
Le débat autour de l’ouverture éventuelle d’un consulat égyptien dans les provinces du Sud du Maroc revient au cœur de l’actualité diplomatique, dans un contexte marqué par un rapprochement notable entre Rabat et Le Caire. Cette dynamique intervient alors que le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, se préparerait à effectuer une visite officielle au Maroc.
Selon plusieurs sources concordantes, cette question a été récemment évoquée lors des échanges bilatéraux entre les deux pays, notamment à l’occasion de réunions de haut niveau visant à relancer la coopération maroco-égyptienne. Ces discussions traduisent une volonté commune de renforcer les liens politiques et économiques après une période de relative réserve.
Au-delà des enjeux économiques, le volet diplomatique occupe une place centrale dans ce rapprochement. La question de l’ouverture d’une représentation consulaire dans les provinces sahariennes s’inscrit dans la stratégie du Maroc visant à consolider la reconnaissance internationale de sa souveraineté sur le Sahara, à travers l’installation de missions diplomatiques étrangères dans la région.
Jusqu’à présent, l’Égypte a adopté une position mesurée sur ce dossier, privilégiant une approche équilibrée et conforme aux résolutions des Nations unies. Toutefois, des signaux récents laissent entrevoir une évolution progressive de sa posture, avec un soutien réaffirmé à l’intégrité territoriale du Maroc et à une solution politique fondée sur le compromis.
Parallèlement, les relations entre Rabat et Le Caire connaissent un regain significatif, marqué par la signature d’accords de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’investissement, l’industrie, l’énergie et le tourisme. Cette relance traduit une volonté partagée de hisser le partenariat bilatéral à un niveau supérieur.
Dans ce contexte, une éventuelle visite d’Abdel Fattah Al-Sissi au Maroc pourrait constituer un tournant diplomatique majeur. Elle offrirait une opportunité de consolider ce rapprochement et, potentiellement, d’annoncer des décisions importantes, dont celle liée à l’ouverture d’un consulat dans les provinces du Sud.
Entre enjeux géopolitiques et intérêts économiques, les relations maroco-égyptiennes semblent ainsi entrer dans une nouvelle phase, où la question du Sahara pourrait jouer un rôle central dans la redéfinition des équilibres diplomatiques régionaux.
