Sardines : 1 er prix des scandales socio-économiques marocains

Sardines : 1 er prix des scandales socio-économiques marocains
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Il a fallu en plein ramadan le lancement d’un appel au boycott des sardines pour que les langues se délient. Qu’en est-il aujourd’hui ? Oubliée cette tempête autour des justes prix ?

Le consommateur marocain se voit harponné, en effet, par une offre des prix qui est disproportionnée . Même les fruits et les légumes, habituellement à la hausse cyclique du Ramadan, n’ont pas connus le basculement vertigineux des sardines en ce moment là.

Inspirés probablement par l’épisode du boycott des eaux minérales, des produits laitiers et des stations d’essence du ministre de l’agriculture et..de la pêche, les lanceurs de l’appel #boycott sardines ont réussi, au moins, à relancer le débat à propos des enrichissements faramineux sur le dos de la classe moyenne et des couches les plus défavorisées de la population.

Pointés des doigts les pêcheurs réagissent. Une vidéo virale a calmé le jeu en précisant qu’ils livrent leur produit à seulement 2,50 dh conformément aux tarifs réglementés fixés depuis plus d’une décennie. Même en comptant toutes les charges et toutes les marges, les sardines ne devraient pas dépasser 7 dirhams le kilogramme pour le consommateur selon toute vraisemblance. Vendu à plus de 20 dh/kg dès les premiers jours du Ramadan, ce poisson est rapidement devenu un objet de rejet et de scandale.
Les pêcheurs marins et les propriétaires des embarcations ont été dans l’obligation de se défendre et de révéler les tenants et les aboutissements d’un des secteurs les plus opaques de l’économie marocaine.
Première production mondiale pendant longtemps, bien connue( en boîte de conserve) aussi bien en Afrique que sur les rayonnages des supermarchés et des épiceries de très nombreux pays , la sardine marocaine ne nourrit ni son homme (le pêcheur) ni son marché national. Alors qu’elle devient ici un plat populaire,nutritif et accessible , et ailleurs tendance grâce à de nouvelles habitudes , la sardine subit la mainmise d’intermédiaires peu entreprenants.
La sardine à 7 dirhams le kilogramme n’est pas au menu des requins du marché local et de la configuration objective des prix au Maroc .

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