Sarkozy révèle l’appel empreint d’émotion du roi Mohammed VI après son incarcération
Dans son nouvel ouvrage « Journal d’un détenu », publié en décembre 2025 par les éditions Fayard, Nicolas Sarkozy dévoile les coulisses des réactions internationales qui ont suivi son incarcération fin octobre. L’ancien président affirme que le roi Mohammed VI fut l’un des tout premiers dirigeants à le contacter dès l’annonce de l’exécution du jugement, dans un appel qu’il décrit comme « profondément émouvant et marqué par un soutien personnel exceptionnel ».
Selon le récit de Sarkozy, le souverain marocain a appelé immédiatement après la diffusion de la nouvelle. « Sa voix tremblait d’émotion lorsqu’il évoquait l’imminence de mon entrée en prison. Il était triste, choqué, et ses mots m’ont profondément touché, car j’ai pour lui une admiration sincère depuis de nombreuses années », écrit-il.
Le livre retrace également les vingt-trois jours passés par l’ancien chef de l’État au sein de la prison de La Santé, ainsi que l’onde de choc provoquée par l’incarcération d’un ancien président de la République. Parmi les nombreuses réactions évoquées, celle du roi du Maroc occupe une place singulière, que Sarkozy qualifie de « message de solidarité particulièrement marquant ».
L’auteur dresse par ailleurs un panorama des dirigeants qui lui ont exprimé leur soutien pendant cette période délicate, mentionnant nommément le roi du Maroc, le président de la Côte d’Ivoire, celui du Rwanda et plusieurs responsables du Moyen-Orient. En revanche, lorsqu’il évoque ses homologues occidentaux, il se contente de souligner le soutien de « nombreux dirigeants européens, anciens et actuels », sans citer de noms ni de pays.
Condamné dans l’affaire du supposé financement libyen de sa campagne, Sarkozy a été incarcéré le 21 octobre 2025. Il a passé près de vingt jours derrière les barreaux avant d’être libéré sous caution, dans l’attente de la prochaine étape judiciaire. Il rappelle dans « Journal d’un détenu » que sa condamnation n’est pas définitive et qu’il comparaîtra l’an prochain devant la cour d’appel, qui examinera un dossier ayant suscité un vif débat en France et au-delà.
L’ancien président affirme enfin que son dossier est « dépourvu de toute preuve matérielle » et soutient avoir été la cible de pressions politiques et judiciaires. Son témoignage met ainsi en lumière une période qu’il décrit comme l’une des plus éprouvantes de sa carrière, révélatrice des alliances et des fidélités qui ont émergé dans l’épreuve.
