Trump accuse le paracétamol de causer l’autisme
Le président américain Donald Trump a provoqué une vive polémique en appelant les femmes enceintes à éviter le paracétamol, affirmant que ce médicament augmenterait le risque d’avoir un enfant autiste. Cette déclaration choc, jugée infondée par les experts, a immédiatement suscité inquiétude et indignation.
Le paracétamol, connu sous les noms Doliprane ou Dafalgan en France, Tylenol aux États-Unis, est l’un des médicaments les plus utilisés au monde. Pourtant, Trump a martelé : « N’en prenez pas et n’en donnez pas à votre bébé. » Il est même allé jusqu’à affirmer, sans preuve, que Cuba, dépourvu de paracétamol, connaîtrait très peu de cas d’autisme. Dans la même intervention, il a également remis en cause les vaccins, prétendant que ceux qui s’en abstiennent ne souffrent pas d’autisme.
Ces propos ont aussitôt été condamnés par la communauté médicale. Arthur Caplan, professeur au NYU Langone Medical Center, les a qualifiés de « dangereux et truffés de fausses informations », avertissant qu’ils pourraient générer un sentiment de culpabilité chez de nombreuses femmes enceintes.
En réalité, les recherches scientifiques sur le sujet n’ont jamais permis d’établir un lien clair entre la prise de paracétamol pendant la grossesse et l’autisme. Une vaste étude menée en Suède sur 2,5 millions d’enfants a révélé des différences insignifiantes entre enfants exposés et non exposés. L’OMS confirme d’ailleurs qu’il n’existe aucune preuve d’un tel lien et continue de recommander le paracétamol comme traitement de référence en cas de douleur ou de fièvre chez la femme enceinte, les autres alternatives étant contre-indiquées.
Par cette nouvelle sortie, Trump alimente une fois encore la confusion autour de la santé publique, au risque de semer la peur et de relayer des informations erronées auprès de millions de personnes.
