Vélo: Trois questions à un médecin

Vélo: Trois questions à un médecin
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Ami de l’environnement, le vélo regorge de bienfaits pour la santé aussi bien physique que mentale. Le médecin généraliste Yassine Belfaqih vante, dans un entretien à la MAP, les vertus de la bicyclette comme solution à plusieurs pathologies.

1-Quels sont les bienfaits du vélo pour le corps ?

Comme toutes activités physiques régulières, faire du vélo présente beaucoup de bienfaits pour le corps. Il s’agit notamment de l’effet bénéfique sur le système cardiovasculaire. La bicyclette contribue à la stimulation du muscle cardiaque et à l’abaissement du rythme cardiaque. En outre, elle impacte positivement la pression artérielle et le niveau du cholestérol.

S’agissant du système respiratoire, le vélo concourt à l’amélioration des fonctions respiratoires et l’augmentation du volume pulmonaire.

Il est considéré comme un sport porté, c’est à dire que la personne ne porte pas son poids. Du coup, c’est un sport plus facile à faire et donc accessible à tous types de personnes. Rouler à deux roues demeure également un sport avec moins de risques de traumatismes des chevilles, du dos et des genoux par rapport à d’autres activités physiques.

2-Quel impact sur la santé mentale ?

Le vélo comme d’autres sports déclenche la sécrétion d’endorphines, ce qui réduit le stress, l’anxiété et même les risques de développer une dépression, permettant ainsi une diminution des traitements médicamenteux et donc moins d’effets secondaires.

La pratique de ce sport a un effet positif sur l’oxygénation du cerveau, ce qui permettra d’améliorer les capacités cognitives, telles que la mémoire et la concentration.

3-Le vélo peut-il être une solution pour certaines maladies ?

Effectivement, le vélo peut être une solution pour certaines maladies.

Concernant les maladies cardio-vasculaires, la pratique du vélo peut jouer un rôle important que ça soit dans un cadre préventif en diminuant les facteurs de risque cardiovasculaire comme l’obésité, l’hypertension artérielle, le diabète et les dyslipidémies, ou dans la réadaptation cardiaque dans le cadre de certaines maladies comme la maladie coronaire et l’insuffisance cardiaque.

La pratique du vélo peut aussi jouer un rôle important dans la prévention et la limitation de l’évolution de certaines pathologies ostéoarticulaires chroniques, telles que l’arthrose et la polyarthrite rhumatoïde.

Prenons l’exemple de l’arthrose pour bien comprendre ce rôle protecteur de la pratique du vélo.

L’arthrose est un rhumatisme dégénératif chronique de l’articulation touchant principalement le cartilage articulaire qui se détruit plus qu’il ne se construit. L’os sous-chondral est alors atteint, associé à une inflammation de la membrane synoviale avec altération de la lubrification et destruction progressive de l’articulation. Et étant donné que le vélo est un sport porté, des contraintes mécaniques modérées vont être exercées sur les articulations. Ces contraintes vont favoriser la régénération du cartilage par les chondrocytes, la stimulation de la sécrétion du liquide synovial intra-articulaire et sa concentration en acide hyaluronique qui lubrifie l’articulation et nourrit le cartilage, le maintien de la souplesse des ligaments, la prévention des raideurs articulaires et l’induction d’un effet anti-inflammatoire et antalgique.

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